La Conférence Pour le Climat de Paris s’est achevée le weekend dernier, au Bourget, à Paris. Le Parlement européen était invité par les Nations Unies pour participer aux négociations. La COP21 visait un consensus politique universel afin de réduire le phénomène de réchauffement climatique et réunissait ainsi 195 états + 1, à savoir l’Union européenne. Les ambitions de l’Union européennes ont-elles été pleinement satisfaites? Gilles Pargneaux, député européen (PSE), membre de la commission environnement, rapporteur du texte du Parlement européen, était présent au Bourget. Il dresse son bilan des négos.

Présent pendant les deux semaines du sommet mondial pour le climat à Paris, Gilles Pargneaux nous détaille le rapport présenté comme résolument ambitieux dans ses objectifs. Un mot revient souvent dans la bouche de Gilles Pargneaux: le combat.

Combattre les émissions de gaz à effet de serre. Combattre le réchauffement climatique. Combattre les intérêts privés pour le bien commun. Gilles Pargneaux

Toujours selon Gilles Parentaux, ce rapport a su influencer les chefs d’Etats lors de l’élaboration de l’accord final de Paris. Un rapport qu’il qualifie d' »avant-gardiste », « ambitieux » et même « idéal ». On retrouve plusieurs points clés dans ce texte européen, notamment l’apport financier qu’apporteraient les pays du Nord aux pays victimes du dérèglement climatiques, à hauteur de 100 milliards de dollars par an ou la hausse de la température du globe de limité à 1,5 degrés.

En revanche, d’autres soumissions sont passées à la trappe. Comme celle de la transition énergétique. Le rapport stipule une élimination progressive des émissions mondiales de CO2 d’ici 2050. Ces éléments ne se retrouvent pas dans l’accord de Paris. De plus, le texte milite en faveur de contraintes juridiques afin d’obliger les Etats à respecter leurs engagements. Certes, ce dernier point  est intégré au texte final, mais il est dilué dans une large échelle de temps. Du point de vue du droit international, l’accord n’est pas à strictement parler contraignant dans la mesure où il ne prévoit pas de mécanisme coercitif à ce jour.

Et si la société civile s’en chargeait ? De par son rôle de lanceur d’alerte et de vigie du monde qui nous entoure, elle aurait, selon Gilles Pargneaux, un rôle déterminant à jouer dans cet après Cop21. Au sommet de Paris, il n’y avait pas que des chefs d’Etats. Il y avait également des associations, des ONG. Cette « Contre-COP », dans laquelle on pouvait retrouver Greenpeace, la Confédération paysanne, 350.org ou les Amis de la Terre, voulait faire entendre sa voix. Comme au 104, devenu le nid de la « Zone d’Action pour le Climat » de Coalition Climat 21 – C’est d’ailleurs ici que l’émission Good Cop Bad Cop21 des Radios Campus était enregistrée – Pour Gilles Pargneaux, la société civile a et aura un grand rôle à jouer dans l’application de l’accord de Paris et notamment mettre la pression sur les Etats (et l’Union) qui ne respectent pas leurs engagements.

Extrait – à 28min15 – de la précédente interview de Gilles Pargneaux par l’équipe d’Europhonica avant le déroulement de la COP21:

Pierre Louis Leseul, Radio Campus Angers
Web: Emile Palmantier, Maïté Mion Sinin, Radio Campus France

Sujet pour l’émission @Europhonica , les radios libres européennes au Parlement européen.