Aissa Abdoulaye Alfary est une journaliste nigérienne à l’Office National d’édition et de Presse qui édite Le Sahel et Sahel Dimanche. Formée à la sociologie, elle traite surtout les questions liées à culture et la société.

L’un de ses combats ? La place de la femme dans la société africaine et notamment sa marginalisation dans la sphère politique. Elle déplore le fait qu’on « utilise » les femmes uniquement pour applaudir, chanter, danser face aux hommes lors des meetings politiques. Une fois au pouvoir, les dirigeants politiques placent les femmes au second rang. Aissa nous raconte également son quotidien et les inégalités qu’elle rencontre en tant que femme journaliste dans une rédaction composée en majeure partie d’hommes.

Venue à Paris via Flamme d’Afrique pour couvrir la COP21, cette jeune journaliste nigérienne cherche par ailleurs à savoir ce que pense la société civile du groupe Areva et de la pollution de l’environnement dans les zones que cette société exploite au Niger. Une problématique déjà relatée par Greenpeace dans un rapport en 2010. Pour rappel, le Niger est l’un des pays les plus pauvres du monde malgré le fait qu’il soit le quatrième producteur mondial d’uranium, également riche en pétrole, en fer, en phosphate, or ou manganèse.

Portrait réalisé par Chloé Truchon de Radio Campus Besançon