La résistance des peuples autochtones face au changement climatique et..durant la COP21

Manifestation organisée à New Town le 15/10/2015.

Lors de notre émission spéciale COP21, le 2 décembre en direct du Théâtre de Verre (Paris 11ème) nous avons rencontré Dallas Godltooth et Kati Mossett, les deux fondateurs de l’association Indigenous Environemental Network créée en 1990 aux Etats-Unis.

Indigenuous Environemental Network a pour objectif de défendre et de réaffirmer les modes de vie et savoirs traditionnels des peuples autochtones du monde entier, défendre le lien sacré qui relie « Mère Nature » et ces peuples autochtones, alerter les politiques sur les effets néfastes du capitalisme et de la productivité à outrance à échelle locale, nationale et internationale, défendre les espaces sacrés qui sont menacés, défendre les peuples autochtones victimes ou menacés de spoliations.

Très peu représentés au Bourget parmi les délégations officielles prenant part aux négociations de la COP21, Dallas et Kandi nous ont expliqué que leur présence à Paris était un enjeu crucial pour la sauvegarde des modes de vie et de l’existence des communautés autochtones. Pourtant, ils estiment ne pas être assez entendus et constatent que les propositions élaborées par les délégations ne visent pas à réduire l’émission de CO2 mais à maintenir le système capitaliste. S’ils déplorent le fait d’être en effet mis à l’écart de la COP21, ils sont pourtant bien décidés à maintenir leurs positions et à faire entendre leurs voix car il est urgent selon eux de changer ce système afin de sauver la planète, la nature et de protéger les communautés autochtones mais aussi les réfugiés, les nomades, qui subissent en première ligne les effets du réchauffement climatique.

« Il est nécessaire de se reconnecter avec Nature (…) il est important de reconnaître qu’ici il y a une différence entre les populations ayant un mode de vie urbain et la terre mère, ils ont perdu la connexion avec la nature et ont adopté à son égard une position supérieure. Il y a une victoire en soi que nous, populations qui avons été massacrées, stigmatisées, soyons toujours là après ces combats. Mais nous ne sommes pas là pour négocier, nous voulons être entendus. Nous ne devrions pas à avoir à voyager pour nous faire entendre. » Kandi Mosset.

 

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